La Ve République
octobre 12, 2009 at 6:36 Laisser un commentaire
L’information ici publiée est d’un caractère éducatif, par ce qu’est faite une mention des fontaines de cet article.
Critique
“Une histoire abracadabrantesque. Abécédaire de la Ve République”, de Marie-France Lavarini et Jean-Yves Lhomeau : l’art de la petite phrase
LE MONDE | 09.10.09 | 17h05 • Mis à jour le 09.10.09 | 17h05
Faites le test autour de vous. Prononcez les mots “chiens”, “charters”, “bravitude” ou cette merveilleuse expression de “vieux kroumirs”. Et voici qu’apparaissent la colère de François Mitterrand sur le cercueil de Bérégovoy, la brutalité gouailleuse de Charles Pasqua, les sourires New Age de Ségolène et la grande carcasse du général.
Plus difficile : quel politologue pour le moins pessimiste lâcha, en 1980, devant Brice Lalonde : “Pour qu’un écologiste soit élu président, il faudrait que les arbres votent…” ? (Coluche) Vous souvenez-vous qu’un premier ministre éructa, après une négociation impossible avec Margaret Thatcher : “Qu’est-ce qu’elle veut, la ménagère ? Mes couilles sur un plateau ?” (Chirac) Et quel candidat relança comme jamais la lecture d’un grand classique de la littérature en expliquant dans ses meetings : “Avoir fait du bénévolat devrait être une expérience reconnue par les concours administratifs car, après tout, ça vaut autant que de savoir par coeur la Princesse de Clèves. Enfin, j’ai rien contre, mais enfin… parce que j’avais beaucoup souffert sur elle…” (Nicolas Sarkozy).
Jean-Yves Lhomeau – que Le Monde compta parmi ses plumes – et Marie-France Lavarini, aujourd’hui consultante après avoir notamment été la conseillère en communication de Lionel Jospin, ont eu la bonne idée de retrouver ces citations historiques et ces petites phrases et d’en restituer le contexte et la saveur. Leur Histoire abracadabrantesque est donc l’abécédaire érudit et malicieux des grands moments de la Ve République.
De Gaulle ou l’éternel défi
Il se feuillette comme un recueil de nouvelles, se lit à haute voix comme une pièce de théâtre, se consulte comme un dictionnaire. On tombe au hasard à la lettre T : “Tout est foutu.” Et voici De Gaulle devant le général Massu, alors que la France est paralysée par Mai 68. Et Massu rétorque : “Mon général, tant pis, qu’est-ce que vous voulez. Vous êtes dans la merde, il faut y rester encore. Retournez-y !”
A la lettre M ? “Mon projet n’est pas socialiste.” Cette fois, c’est Lionel Jospin qui lance sa campagne en 2002 en oubliant la règle politique de base : au premier tour, on rassemble son camp, au second on l’élargit. A P, comme prostate, on savourera ce bon mot de Clemenceau rapporté par Chirac : “Il y a en France deux organes inutiles : la prostate et le président de la République.” Bien sûr, il n’était pas encore parvenu à conquérir l’Elysée.
Pour plus information
Entry filed under: Thèmes de classe. Tags: .
RECIBE BOLETINES GRATIS
Avancé
Debutants
MANIFIESTO
RED DOCENTE
DONNE CLIC ET RECOMMANDE
ELLE L'EXPLIQUE
NUESTROS VIDEOS
CULTURE ET COOPÉRATION
LA CLEF AU TRAVAIL
LA PORTE EN FRANCE
LE MEILLEUR DE LA MUSIQUE
LE MEILLEUR PROGRAMMATION
El blog como herramienta educativa
Chat étudiants de francais
Chat en español
Trackback this post | Souscrire aux commentaires par flux RSS